Partager l'article ! A la recherche des Pauas…: Depuis notre arrivée nous entendons parler des Pauas. Ce sont des fruits de mer qui correspo ...
Hélène et Guillaume en Nouvelle Zélande 
Depuis notre arrivée nous entendons parler des Pauas. Ce sont des fruits de mer qui correspondraient à nos ormeaux en France mais un peu plus gros et noirs au lieu de blancs.
Enfin, c’est un cuisinier breton qui nous a dit cela car même en France on n’en avait jamais vu !!!
Les Pauas sont appréciés aussi pour leurs coquilles brillantes aux reflets bleus.
Les Maoris les utilisaient pour décorer les yeux de leurs statues en bois, pour en faire des bijoux.
Aujourd’hui, ils sont vendus sans la coquille comme fruit de mer, les coquilles peuvent être vendues entières seulement après polissage, ou servent encore pour des bijoux.
Etant comme une gamine devant ces coquillages brillants, je voulais vraiment en trouver une pour la ramener. Guillaume m’en avait trouvé une sur l’île du Nord et nous en avions acheté avec Maman.
Mais toujours à la recherche de celle que je trouverai moi-même !
Et bien c’est fait, et c’est encore mieux.
Nous sommes allés sur la Banks Peninsula avec Jeremy, Louise et Mélanie (la 3ème wwoofeuse) pour en récolter des vivants. Nous avons donc les animaux à manger et les coquilles à ramener !!! J
Pour aller à la chasse aux Pauas, il faut :
la marée basse
pas trop de vagues
pas trop de vent
une combinaison néoprène
un couteau
un seau
et de la volonté.
Nous avions tous sauf le peu de vent et le pas de vagues. Et la marée était plutôt basse mais montante.
On s’est fait ramassé !!! J
Alors nous voilà les trois, Jeremy, Guillaume et moi, costumés avec nos boots et nos couteaux, partis à la recherche des fameux trésors.
La première demie heure, rien.
Puis, «WAHOU ; j’ai la première ».
Je glisse la lame de mon couteau sous la ventouse géante de l’animal, je fais bras de levier, et hop je l’ai. Bien sûr, fière de moi, je la montre à mes collègues de chasse, et vlop une grosse vague me renverse et renvoie la bête à l’eau. Impossible de la retrouver. Enfin ce n’est pas perdu pour tout le monde… J
Alors c’est repartit, j’ai trouvé le bon endroit. « Y’en a plein ici !!! Viens m’aider ! » je crie à Guillaume.
Et voilà que 30 minutes plus tard, notre seau est plein de Pauas.
Bien entendu cela nous a valu des roulades forcées à cause de grosses vagues, des apnées la tête dans les algues et les rochers, un coude légèrement amoché pour Jeremy et un orteil délicatement tordu pour Hélène. Tout celà sous le regard amusé de nos copines les otaries.
La règle ici, c’est pas plus de 10 Pauas par personne et les bêtes ne doivent pas être plus petites que 12,5cm. De plus nous n’en avons pas besoin de beaucoup donc nous ne prendrons que ce qu’il nous faut…
Pendant la fin de notre chasse, Louise et Mélanie font le tri de nos trésors.
La plupart sont inférieurs à la taille minimale. 10 suffiront. Donc nous cherchons les plus grosses et rejetons le reste du pactole dans la mer. Celles-ci devront grossir encore un peu avant de se faire manger. Cette réglementation permet d’assurer un renouvellement et éviter leur extinction.
Mais ce n’est pas fini.
Après la chasse, le nettoyage.
C’est simple, il faut juste chopper la technique. Tu enfonces ton pouce entre l’animal et la coquille, pousses, pousses et pousses jusqu’à ce que le pied se décolle et sépare le crustacé de sa carapace.
Ensuite il faut couper les viscères et nettoyer le corps.
Pour déguster, il suffit de cuire !!! mais enfin pas n’importe comment si tu ne veux pas te retrouver à mâcher de la semelle.
Recette : couper en lamelles fines, faire revenir dans de l’huile d’olive avec des petits morceaux d’ail et de piment d’espelette. Laisser brunir, essorer un peu et c’est prêt.
BON APPETIT…
MIAM !!!!!
(et on en a encore 3 dans le congèle si vous voulez venir goûter J !!!! )
Un peu plus de photos dans l'album 19 Ile du Sud Mai.
Et en Bonus, Mélanie qui découvre les Pauas :