Samedi 30 octobre 2010 6 30 /10 /Oct /2010 03:39

 

 

Et oui, c’est déjà la fin de nos aventures au pays de Candie euh des kiwis.

 

Depuis notre arrivée à Auckland, nous travaillons dans une auberge de jeunesse contre l’hébergement. Nous faisons le ménage. Guillaume devient le spécialiste des salles de bain et moi des lits et de l’enfilage des couettes dans leurs housses !

 

Nous avons bien décidé de profiter de la ville. A notre arrivée nous avions passé la plupart de notre temps à la recherche de notre Bogus tant aimé. 

 

Premier jour de congé en commun, nous avons prit le bateau pour aller sur Rangitoto Island. C’est une île volcanique située à 25 minutes en bateau de Auckland. Dessus il n’y a rien. Classé comme parc naturel, les constructions y sont interdites, seules les maisons déjà construites peuvent être entretenues et restaurées. Ceci permet de protéger la faune et la flore et de garder ce côté sauvage si proche de la grosse cité !

 

Rangitoto Island (4)

 

 

Le sommet offre une belle vue sur les autres îles proches et aussi sur la ville elle-même. C’est très étrange de se retrouver sur une île, si proche de la cité, et si sauvage et unique !

Le point attractif de cette journée a été la visite des grottes formées par les coulées de lave.

Rangitoto Island (6) 

Les tubes où circulait la lave bouillante lors des éruptions sont restés intacts pour certains. Nous pouvons nous y balader. Les formes sont très arrondies, comme des conduites forcées. Pour cela il ne faut pas sortir sans sa lampe frontale (les lunettes de soleil et le chapeau pour avoir la classe...).

 

Rangitoto Island (8) 

 

 

            Nous avons fait la rencontre inespérée de deux individus qui sortent de l’ordinaire. En se faufilant dans un des tuyaux d’une des grottes, on aperçoit un petit boîtier. En l’ouvrant, nous sommes tombé nez à nez avec Frodon Saquet et Sam Gamgie.

 

Rangitoto Island (5)

 

             Et oui, ils étaient là depuis tout se temps ! (en fait c’est un jeu qui existe aussi en France, le GPS Safari, c’est une sorte de course d’orientation avec GPS. Il y a des coordonnées GPS données sur internet et à toi de les trouver. Il faut ensuite le dire sur le site. Quand tu trouves la boîte, tu peux prendre un des objets qui se trouvent dedans mais tu dois, à ton tour, y laisser quelque chose.)

 

            Le soir même, nous avions RDV avec Ana et Sean, nos potes que nous avions rencontrés en wwoofing à Gisborne et retrouvé à Hokitika. Ils sont à Auckland depuis 6 mois. Nous sommes allés manger chez eux. Ca fait du bien de revoir des têtes connues et de pouvoir parler de autre chose que « ça fait combien de temps que t’es là ? » « Tu fais quoi en Nouvelle Zélande ? » … les questions récurrentes des voyageurs.

            Ce sont de vrais citadins mais il y a un petit quelque chose qui passe vraiment bien avec eux.

 

 

 

            Le lendemain, nous continuons à faire les touristes, nous sommes allés visiter l’aquarium et centre arctique de Kelly Tarlton. On a vu plein de pingouins, de poissons, de requins, …. Mais ce qui était surtout intéressant c’est de voir les repas. Ici, les chefs animaliers nourrissent les pingouins, les raies, les requins, et d’autres plus petits poissons. Ce moment permet des explications afin de mieux connaître ces bêtes et aussi de nous faire un spectacle intéressant.

            Et là bas, après avoir retrouver Frodon Saquet, nous avons retrouvé Némo !

 

Kelly Tarlton's aquarium (5)

 

 

            Lors de mon travail au restaurant à Tekapo, Mes collègues m’ont fait découvrir des artistes Néo Zélandais, entre autre Anika Moa.

            Assez fan de sa musique, et en surfant sur internet, l’idée est venue d’aller la voir en concert tandis qu’elle joue tout proche d’Auckland. Et pif, paf, boum, elle joue juste pendant qu’on sera là-bas, et l’entrée n’est vraiment pas chère. Super. Allons-y !

            On a quand même une heure de bus pour arriver dans la banlieue Maori du Sud de Auckland. Les gens très sympas, nous indiquent le bon arrêt de bus à nous petits gringalets de la cité.

            Le concert était super. Anika Moa est très exotique, dynamique et très rigolote. Ses textes sont très sympas et sensibles.

            Nous sortons de ce petit concert privé, nous n’étions même pas 30, et repartons vers la ville.

 

            Après ces deux jours intenses, il faut bien se reposer un peu !

 

            Quelques jours plus tard, un festival de Geek est organisé à Auckland. Ca s’appelle « Armagedon » soit « la fin du monde ». Il y a plein de stands pour découvrir et tester de nouveaux jeux vidéo, des concours de bouffe, une compétition de skateboard, une compétition de déguisement, … mais tout ça étant prit très au sérieux. C’était nous les « freak » car on n’avait pas de maquillage ni de perruque, ni d’accessoires ! J

 

 

Armagedon festival (2)

           

             Puis petite ballade sur la colline de « One Tree Hill ». C’est assez impressionnant de voir que dans le centre de Auckland il y a des champs avec des moutons et des vaches, juste en face de la « Sky Tower », symbole de la grosse cité. Il y a de la douceur dans ce monde de brute !!! J

 

One Tree Hill

 

 

            Quand on commence à faire nos citadins, il est difficile de s’arrêter. Nous ommes donc aller tester la super salle de cinéma « I-max ». La salle contient 400 places assises mais ce n’est pas ça le plus ahurissant c’est la taille de l’écran. Le truc il est grand comme un terrain de tennis ! Le film que nous avons vu c’est Avatar, en 3D. Trop bien. Même les lunettes sont plus grosses que notre tête. On a adoré ce concept, bien que le mal de tête accompagne les souvenirs.

 

Au Cinéma (2)

 

 

            Dernière semaine à Auckland, et derniers jours de congés. Nous travaillerons jusqu’à dimanche inclus, et prenons l’avion lundi. Mais pendant nos derniers jours de congés, nous décidons de profiter un dernier coup des paysages de la Nouvelle Zélande. Stacey, notre copine canadienne est à Raglan. Nous décidons donc de louer une voiture et de la rejoindre pour les 2 jours de repos qui nous reste. Nous avions commandé la voiture la moins chère, et l’agence s’est trompée donc nous a fournie la gamme au dessus la plus proche. Sauf que du coup, vu les disponibilités, on est passé de la voiture d’étudiant voyageur à la voiture de ministre. Et pour le même prix, l’erreur venant d’eux. Grand break, intérieru fourure et bois, asserz de place pour dormie bien à plat sans nos bagages sur le lit.... ! Nickel.

           

           Nous voilà partit avec la voiture tout luxe, tellement de luxe qu’on a même peur de la salir ! Bref, nous rejoignons Stacey à la plage. Vous avez déjà vu des montagnards à la plage ? « J’aime pas le sable » « Y a trop de soleil » « L’eau elle est trop froide »… Et bien c’est un peu nous. J  On ne peut pas tout adorer.

 

           Alors le lendemain matin, nous décidons de faire des efforts vis-à-vis de ces beaux paysages de mer et de ces plages, et nous allons… faire une randonnée. Et oui. Mais depuis là-haut on pouvait voir le sable aussi ! Stacey nous accompagne à son rythme. Ces forêts auront été nos premiers et nos derniers paysages de Nouvelle Zélande.

 

Raglan (5)

 

            Sur notre retour vers Auckland, nous continuons à faire les touristes et allons nous extasier devant une cascade de 55 m se jetant depuis une falaise d’orgues de basalte. Magnifique. Et non les copains, celle-ci est interdite en canyon !

 

 

Bridal Veil Falls (2) 

 

            De retour à Auckland, nous profitons une dernière fois des plaisirs de la ville en voiture : les embouteillages. Ah, quelle joie !

 

            Dernier jour ouvrable avant notre départ, il faut rendre nos cartes bancaires maintenant, renvoyer le pactole de Bogus en France et fermer notre compte. Ca marque vraiment la fin. On se sent déjà partit.

 

 

           

Il ne nous reste plus que 2 jours maintenant.

Mais aujourd’hui, à 8h du mat, ces 2 jours nous semblent déjà longs. J

 

Un an ça passe vite. C’est long mais c’est à la fois très court. Il faut faire des choix. Nous avons profité pleinement de notre année en Nouvelle Zélande mais il est temps de rentrer : retrouver la famille, les amis et notre travail qu’on apprécie tant.

 

Merci à vous de nous avoir suivit. Merci à ceux qui nous ont posté des messages de temps en temps, ça fait du bien aussi.

 

Nous serons de nouveau joignable sur nos portables français à notre retour en France. (à partir du 2 Novembre pour Hélène et du 11 pour Guillaume). Même numéro de téléphone.

 

Gros bisous à vous. A tout bientôt.

 

Tout de bon.

 

 

Par Hélène & Guillaume
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Dimanche 17 octobre 2010 7 17 /10 /Oct /2010 04:02

 

Voici les trois bonjours à l’ordre du jour (Maori, English et bien sûr celui du Haut Doubs !!!).

 

Depuis notre retour des montagnes nous avons fait du chemin. Nous sommes de retour dans l’île du Nord !!!

 

Les quelques jours passés à Tekapo après notre retour des hauteurs, nous n’avons pas fait grand-chose. On doit avouer que pendant les 3 premiers jours on ne pouvait pas marcher de toute façon. Pour aller du canapé à la table il nous fallait déjà 2 minutes alors imaginer pour aller au bord du lac ! On a donc fait notre cure télévision annuelle. Enfin surtout moi, qui me suis enchaîné le film Troy avec tous ses bonus, puis 2 films d’animation, et un thriller le soir avec Guillaume… J Mais ça fait du bien des fois.

 

            Nous avons préparé le camion, nettoyage de printemps, envoyer des affaires car quand papa/maman et les copains amènent des affaires, ben faut bien les remmener d’une autre façon. 40kg déjà. Aie, ça fait mal au portefeuille mais on ne va tout de même pas laisser nos baudriers ici !

            Les derniers jours me semblent longs. A la fois, j’ai envie de reprendre la route avec Bogus, envie de voir Claire et Baptiste qui sont arrivés à Auckland le 29 Septembre et rentrer en France aussi.

            Lundi nous rempaquetons et c’est repartit. Notre programme est déjà chargé mais on a  quand même une douzaine de jours de voyages avant de se poser à Auckland en attendant notre avion.

 

            Départ pour la tournée des au revoirs. Christchurch, nous allons passer la soirée avec Louise et Jérémy. Et ce soir là, surprise, deux  répliques  de tremblements de terre pendant le repas. Guillaume l’a enfin senti. D’ailleurs le premier était assez fort : 5,1. Jusqu’à quand vont-ils appeler cela « réplique » ? Si longtemps après le premier et de cette échelle ça peut être un tremblement lui-même. Bref. Pour ma part il a été plus effrayant que le premier que j’avais senti à Tekapo. Probablement de la même intensité mais à Tekapo, j’étais endormi donc le temps que je me réveille et réalise, c’était presque déjà fini. Alors que celui-ci m’a laissé les jambes tremblantes en me demandant « mais quand est ce que ça va s’arrêter !? ». Et le matin, à 6h30 encore une petite secousse afin de te rappeler que nous sommes les visiteurs de la terre et qu’on doit se gaffer. Mais celui-ci, bien sûr, Guillaume ne l’a pas senti ! J

 

            Le lendemain, petit tour en ville, on s’aperçoit que les dégâts ont été gros dans une rue de Christchurch mais que le reste en général ça va. Les beaux bâtiments n’ont pas trop été touchés, ils doivent se faire consolider un petit peu mais il n’y a pas eu d’effondrements.

            Nous en profitons pour dire au revoir à notre copine Kat. On va boire un coup dans un quartier super sympa: Sol Square. 

 

  Sol Square

 

            Après le repas, direction la sortie de Christchurch pour passer notre première nuit dans Bogus depuis un bout de temps. Nous pensons retourner à Kapoi, sur le bord de rivière où nous avons déjà passé pas mal de nuits lors de nos voyages. Arrivée de nuit, on ne voit pas grand-chose, on sent des dénivellations sur la route, des WC chimiques sont installés devant chaque maison, il n’y a pas d’électricité ni dans les maisons ni dans les rues. Tout est dévasté ! Impossible d’aller se poser au bord de l’eau, la route est barrée et interdite pour des raisons de sécurité. C’est comme dans un film glauque. Nous irons un peu plus loin, mais un peu sous le choc.

            Dernier réel au revoir sur notre route. On s’arrête à Waipara pour saluer William et Sarah, chez qui nous étions restés 15 jours en wwoofing. Greg, l’américain y est encore. Il adore cet endroit et y est resté pendant tout l’hiver. Discussion, thé, et c’est repartit, le ferry pour la traversée vers l’île du Nord ne nous attendra pas.

           

            22h30. Arrivée à Wellington. C’est bien de connaître déjà les endroits où on va et de ne pas avoir besoin de chercher où se poser pour dormir. On retrouve notre paradis d’une nuit, au bord de la plage, sans bruit, … .

           

            Notre programme pour les jours prochains est chargé.  

 

Nous profitons d’être ici pour visiter « Weta Cave ». C’est le studio qui produit les effets spéciaux de la plupart des films de Peter Jackson. C’est qui ? « Le Seigneur des Anneaux » ça vous dit quelque chose ? Et bien oui. Ils ont fait un travail de dingue. Il faut savoir que avant le début du tournage, l’équipe de Weta avait déjà travaillé pendant 3 ans sur les décors et les costumes.

 

 

         Weta Cave     Weta Cave (2)

 

            Il faut reprendre la route. Demain on fait l’ascension du Taranaki !

Nous prenons les infos sur la météo et les conditions de neige. La montagne est cachée par les nuages. Nous pensions le faire à pied ne voyant pas de neige. La dame nous dit que la neige est à seulement 1500m d’altitude. Et l’éclaircie du soir nous révèle les réelles conditions. Yahou. Nous rechargeons nos sacs. Demain on va skier !

 

            Garés sur le parking de la station de ski du Taranaki, départ 6h du mat. Nous devons porter les skis pendant 1h mais on pourra chausser très rapidement. Mais c’est de toute façon la route qu’empruntent les skieurs pendant l’hiver. Tu te gares, tu marches  30 minutes sur un chemin de montagne en portant ton matériel et tu arrives enfin à la station ! J C’est hallucinant.

 

Taranaki (3)

 

Le beau temps est avec nous pour le moment. Les nuages se font pousser de chaque côté du Taranaki mais ne menacent pas notre ascension pour le moment. Par contre, les couteaux à glace sont de rigueur. Nous continuons, les nuages arrivent petit à petit. Quand tout d’un coup, le vent se lève, le brouillard avec, nous empêchant presque d’avancer. Nous nous mettons à l’abri sous des rochers, et décidons d’enlever les peaux et de redescendre. Zut. La montagne en Nouvelle Zélande ce n’est vraiment pas ça. On aura monté la moitié du Taranaki. C’est dommage car on ne peut pas attendre le prochain beau jour pour le retenter. L

 

Taranaki (2)

 

            Mais c’est pas mal quand même, car au moins cela nous permet de retrouver Claire et Baptiste un peu plus tôt que prévu. Direction Taupo, en passant par la route nommée « l’autoroute du monde oublié ». Il n’y a pas grand-chose sur celle-ci et faut mieux pas tomber en panne d’essence car pas de réseau téléphonique, pas de station essence pendant 150km, et peu, très peu de personnes qui l’empruntent. Bien sûr, la route n’est pas très large et on ne croise les gros camions que lors des virages en épingles à cheveux ! Guillaume a adoré.

           

Arrivé à Taupo, nous rejoignons Claire et Baptiste et allons se laver … à la piscine.

Soirée tranquille à raconter leurs aventures, et leurs ressentis de la Nouvelle Zélande. Ca fait du bien d’être entre potes et de parler français.

            Le lendemain, départ pour Rotorua, nous allons visiter un centre géothermal et voir un dernier spectacle Maori.

 

Rotorua TePo experience (2)

 

 

 Claire et moi avons fait des prouesses lors de la danse avec les « Poïs » à laquelle les dames nous ont conviées. Tandis que Baptiste et Guillaume se sont entraînés au « Haka » en face d’un gros maori que t’a pas envie d’embêter.

 

Rotorua TePo experience (11)

 

Nous passons toute la soirée là-bas. Nous mangerons un repas de rois préparé à la façon Maori, cuit dans les eaux naturellement chaudes et sous terre, dans le sol chaud. Soirée très sympa aussi et on a mangé comme des rois !

 

 

            Notre route se sépare de nouveaux. Ils repartent direction le Sud et nous devons repartir vers Auckland. D’autant plus que nous avons des acheteurs potentiels pour Bogus qui le veulent absolument. On veut leur amener le plus vite possible.

            Nous repartons direction Auckand. Faisons un petit arrêt par la plage de Muriwai pour observer la colonie de Fous Austraux, un second petit arrêt par le magasin Icebreaker et arrivons à Auckland, au Bamber House. La boucle est bouclée. C’est l’auberge de jeunesse où nous étions restés une semaine à notre arrivée en attendant de trouver Bogus.

 

Muriwai Beach (3)

 

 

            Nous allons faire 2h30 de ménage 5 jours par semaine contre l’hébergement gratuit. Comme à Tekapo sauf que là on dort en dortoir ! Mais ce n’est pas grave car payer presque 3 semaines d’hébergement est un peu ridicule et cher à la fin d’un voyage aussi long.

 

            Dès notre arrivée, nous profitons de notre temps libre pour laver Bogus, ranger tous ce qu’il faut dedans. Demain nous le faisons visiter à deux Chiliens.

Pour la petite histoire, des français étaient déjà sur le coup mais les chiliens le voulaient tellement qu’ils ont surenchéris afin qu’on leur montre en premier. Et vu le prix qu’ils proposaient, les français ne pouvaient plus suivrent (on avait déjà baissé un peu le prix pour eux) et nous on ne pouvait pas refuser cette offre. On leur a donc montré en priorité. Mais avant qu’on leur montre ils le voulaient déjà. Donc pendant la visite ils disaient « Yé, no problem ! No problem ». Ils ont fait le virement bancaire, on a changé le nom de propriétaires et c’était tout bon. YAHOU !!!

 

Vente de Bogus

 

On a du rappeler tous les gens intéressés pour annoncé que Bogus n’était plus en vente.

 

            Nous avions peur que le temps semble vraiment long ici. Car nous pensons déjà à notre retour, etc.… mais en fait les journées passent vite. Déjà 5 jours. La semaine prochaine, nous avons deux jours de congés en commun, nous allons donc pouvoir profiter pour faire les deux visites que nous voulions : Rangitoto Island et l’aquarium de Auckland.

            De plus nous avons retrouvés Ana et Sean, que nous avions rencontrés lors du wwoofing à Gisborne et revus sur la côte Ouest de l’île du Sud. Nous allons passés une soirée ensemble la semaine prochaine. Et jeudi soir nous allons au concert de Anika Moa. C’est une chanteuse Néo-Zélandaise que j’ai découvert quand je travaillais au restaurant.

 

            Voilà, ça va passer vite maintenant. Dans 15 jours nous prenons l’avion.

Gros bisous à vous tous. Et à tout bientôt.

 

Par Hélène & Guillaume
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Samedi 25 septembre 2010 6 25 /09 /Sep /2010 06:08

 

Salut les copains. Ca y est on est rentré de nos vacances en montagne. Alors voici notre récit…

 

Lundi 13.

Tout le monde nous dit qu’il ne faut pas y aller en marchant mais en volant soit par hélicoptère soit par avion car les 2 premiers jours avec les sacs lourds et remplis de bouffe sont infâmes. Et s’il y a bien une chose qu’on a apprit ici, c’est que quand un kiwi te dit c’est horrible, alors c’est horrible fois 3. Il faut vraiment écouter les locaux !!! On décide donc de trouver un avion. Ca coûte un peu cher mais si c’est pour qu’on puisse avoir su bon ski là-bas, alors ça vaut le coup.

10h RDV à « ski plane », l’avion partira à 10h30 maximum et on partage les frais avec un groupe qui part avec un guide !

10h30, Mike notre pilote met son casque et c’est partit pour de nouvelles sensations.

11h30, on est enfin sur le glacier à 30 minutes du refuge où on laissera nos affaires pendant qu’on skie.                     

L’avion c’est impressionnant. Très proche de la neige et l’atterrissage !!! 3 rebonds, un coup de volant et on y est.

Ski de rando Mount Cook (6)

 Mike doit vite repartir car le vent accroît sa force et sa vitesse et s’il attend trop longtemps, il ne pourra plus repartir. Les hélices font virevolter la neige. C’est la tempête ! J

On met les sacs au dos, on s’écroule sous leur poids (heureusement qu’on a pris l’avion !!!) et en route pour le refuge. On s’installe vite fais, mange un bout et part skier.

La neige est déjà transformée mais elle devait être très bonne ce matin. Pour descendre on doit pousser comme au Ballon d’Alsace ! A la remontée, elle regèle déjà. La tempête se lève. Le vent commence à souffler fort.

Ski de rando Mount Cook (8)

Demain la météo n’est pas très bonne mais il faudra guetter, peut être qu’il y aura un petit créneau.

Nous partageons le refuge avec Ana (guide de haute montagne) et ses trois clientes : Christina, Cecilia, et Sarah. Elles ont amener que de la bonne bouffe. Donc pendant que nous mangeons nos pâtes lyophilisées elles se font des légumes et des « bourritos » en buvant des godets de vin !!Ski de rando Mount Cook (12)  Ski de rando Mount Cook (11)

 

On éteint, pensant s’endormir vite mais le sommeil ne vient pas. On est à 2500m d’altitude, il faut s’acclimater. De plus, le vent est fort. Les rafales atteignent 100 km/h. Le bruit semble ultra fort mais étrangement on se sent plus en sécurité ici que dans les maisons à Tekapo. Le refuge est solide et ne vibre pas.

 

Mardi 14.

Réveillés à 7h. C’est la tempête, il faut peller pour sortir de la hutte et poser une corde pour aller aux toilettes !

10h30, petit déjeuner, thé, petite danse pour se réchauffer, nettoyage de la neige à l’intérieur (mauvais joints), puis retour dans nos duvets. Il fait -4°C maintenant. On attend que le vent se calme, que la visibilité soit meilleure pour pouvoir faire au moins une courte sortie à ski.

13h15, le beau temps n’arrive pas !

15h10 l’éclaircie est là mais elle est très légère. Il faut se motiver.

15h40, on est sur les skis. En route pour Mont Abel Col. Au bout de 3 minutes Guillaume râle et me demande « t’es sûre de vouloir skier ? ». Et c’est vrai qu’à ce moment là, je ne savais plus trop pourquoi on y allait. L’éclaircie est redevenue tempête en 3 minutes. Mais à la descente, on a comprit pourquoi c’était le bon choix : poudreuse, poudreuse et encore de la poudreuse. On rentre vite à la cabane pour l’appel de la radio qui nous donnera la météo de demain. C’était tellement bon qu’on remonte au col après la radio.

 

                 Ski de rando Mount Cook (19)       Ski de rando Mount Cook (16)

 

La soirée est fraîche dans la cabane. Il fait 0°C. Heureusement qu’on a des bons duvets. Merci le cadeau des 18 ans !

Demain, une belle journée est annoncée suivie de 3 jours de tempêtes. L

 

Mercredi 15.

Nuit bien reposante, sans vent et déjà un peu acclimaté.

Brou, il fait froid. Il faut se motiver. La journée s’annonce très belle. Le soleil se lève tout doucement.

 

Ski de rando Mount Cook (23)

 

7h30, Ana reçoit une météo plus récente. Verdict : aujourd’hui beau, ça se couvre vers 16h puis tempête pendant 4 voir 5 jours. Prochaine fenêtre météo mardi !

L’autre équipe décide de skier un peu ici et de redescendre, et de se faire récupérer par hélicoptère dans l’après midi.

Nous décidons de rester et d’attendre. Au mieux, après la tempête, on aura plusieurs jours de beaux et on pourra faire de belles sorties ; au pire, s’il y a qu’un seul jour, ben on en profitera pour redescendre et sortir des montagnes.

8h, départ pour Hochstetter Dome.

                                Ski de rando Mount Cook (29)

 C’est agréable quand il n’y a pas a de vent et qu’il y a du soleil. Un peu de brise au sommet mais rien de gênant. La descente est notre meilleure de Nouvelle Zélande. De la poudre juste comme il faut, pas trop lourde, ni trop légère ; et Hop on enchaîne des virages.

 

                                           Ski de rando Mount Cook (35)   

  

Maintenant il faut remonter au refuge. On croise nos compères qui nous demandent « vous êtes sûres de vouloir rester ? » Ben ouais.

16h45, la radio sonne. Le DOC nous donne la météo et ce n’est pas très engageant. Nous sommes les seuls à rester dans tous les refuges des environs. Et pour nous donner courage Greg fini son message par « Stay cosy in the hut, it will be rough ! » = Rester bien douillet/au chaud, ça va être rude !

Merci le DOC J

On va pouvoir lire, faire des mimes, dormir, … et avoir froid.

17h, Guillaume commence à faire fondre la neige et enchaîne sur la préparation du repas. Et enfin, 3h30 plus tard on a terminé de manger ! Alors, vaisselle, pipi et au lit.

20h42, il fait -1°C dans la chambre. BRRR.

 

Jeudi 16.

Zut. L’eau préparée la veille est déjà presque toute gelée. 

10h30, petit déjeuner, puis retour dans le duvet. J’ai bien peur que nos journées ressemblent beaucoup à ça pendant les 5 prochains jours ! L

Le vent souffle fort mais on voit quand même les montagnes. Les rafales sont impressionnantes mais les pires sont annoncées ce soir : 120Km/h.

Ca caille mais dans les duvets ça va. Quand on est debout, on court, on boxe, on mime… Même nos brosses à dents sont gelées. C’est rigolo, faut casser la glace avant de les mettre dans la bouche.

14h, on se lève difficilement pour manger, mais ça nous réchauffera.

14h40, retour dans le duvet.

Quelle journée exceptionnelle ! Et ils en annoncent encore 3 ou 4 comme ça !

« On est comme dans un frigo, dit Hélène

-Euh, non, dans un frigo il fait moins froid, répond Guillaume ».

17h, à la radio le DOC nous dit : tempête jusqu’à lundi. « Buccle up » = Tenez bon !

Allez plus que 4 jours !

 

Vendredi 17.

2h du matin, le vent des jours précédents c’était du pipi de chat !!!!!!!

Les rafales atteignent 130Km/h. C’est impressionnant. Le refuge ne bouge pas d’un poil, mais on a peur que les fenêtres explosent. On entend un bruit sourd comme une avalanche mais en fait c’est le vent qui s’engouffre dans la pente, puis sur le toit, soulève la masse de neige déposée et la relâche. Elle s’éclate de nouveau sur le toit en faisant un vacarme assez exceptionnel.

8h, ma vessie ne tient plus. Mais il va falloir sortir jusqu’aux toilettes. Avant il faut peller car la porte est presque entièrement bloquée par la neige.

 

Ski de rando Mount Cook (40)

 

On se prépare, déneige, descend aux toilettes piolet à la main. Les rafales sont alternées. Malheureusement la plus forte a été pendant que j’étais sur le trône. Et j’avoue qu’en comparaison à la robustesse du refuge, le cabanon en bois au bord de la falaise par des vents de 120Km/h ne me donne pas confiance.

10h, une petite partie d’échec mais ça caille trop, on retourne vite dans nos duvets. Allez plus que 3j et demi !

Journée identique à celle d’hier. Ca caille de plus en plus. Le DOC s’étonne qu’on soit encore là haut mais de toute façon on ne peut pas partir !

50 à 80 cm de poudre encore annoncés pour Tasman Saddle. Ca fera 1m50 en 2jours. Par contre, la neige va certainement tomber bas donc ça sera bien pour quand on repartira.

Dur dur de se motiver pour se lever, faire fondre de la neige et manger. Il fait tellement froid que tout se transforme en mission. Ce soir il fait -5°C dans le refuge. On passe des heures et des heures dans le duvet et on n’envie vraiment pas ceux qui font des expés. Il est 20h22, on est déjà au lit pour dormir.

Bonne Nuit.

Samedi 18.

Cette nuit a été plutôt calme. Les rafales de vent ne sont pas encore là. Ca va arriver dans la matinée. Ce matin, déception. Nos camel-backs sont gelés. On a plus qu’à les mettre dans nos duvets pour faire fondre la glace.

La porte du refuge est complètement bloquée par la neige. Avant la prochaine sortie il faudra penser aux 30 minutes de déblayage de neige.

Guillaume a déjà lu 3 livres et Hélène a trouvé un cahier de Sodoku. Le ciel est un peu découvert, de gros nuages cachent le soleil et surtout le vent se lève.

Par 130Km/h de vent, je ne veux pas trop être dehors.

Aujourd’hui, tout prend beaucoup plus de temps : se motiver pour se lever, se lever, se changer, faire à manger. On vient de mettre 1h30 pour faire une soupe et un paquet de pâte

Ce soir la radio est toute brouillée avec le vent. On a même plus de contact avec le DOC. De quoi se sentir vraiment seul, perdu dans les montagnes.

Le froid est de plus en plus terrible. On n’a plus faim et surtout pas envie de se lever. On se force tout de même pour garder des forces et être en forme quand le beau temps reviendra.

Dimanche 19.

Mon thermomètre indique -5°C. Est-ce la vraie température ou est-ce qu’il ne peut pas descendre en dessous ?

Il y a de la glace sur le devant de mon duvet. Notre réchaud normalement met 2 minutes pour bouillir un litre d’eau. Avec le froid, au bout de 10 minutes, l’eau est tout juste tiède. Paté, saucisse, fromage, toute notre nourriture est congelée. Il aurait pu mettre un micro onde quand même !

 En ce moment on rêve de douche chaude, de piscine, de feu de cheminée et de manger des glaces tellement il fait chaud ! Ben va falloir attendre encore un peu.

Petite éclaircie. Le rayon de soleil fait du bien au moral. Il y a quand même trop de vent pour sortir donc retour dans nos duvets après avoir bu notre petite soupe quotidienne mais avec le sourire aux lèvres.

16h50 : ENORME MAUVAISE NOUVELLE.

Nous pensions n’avoir que 5 jours de mauvais. Ils nous annoncent que mardi et mercredi le temps est mauvais, qu’on aura peut-être une fenêtre jeudi. Mais sa voix n’était vraiment pas sûre. C’est pas croyable d’avoir aussi peu de chance et autant de mauvais temps. Il n’y a aucune solution pour descendre. Les avions et hélico ne peuvent pas voler, et avec le brouillard épais, on ne peut pas emprunter le glacier. M---- !

On est au quatrième jour, la tempête devait faire 5 jours et maintenant on est (au mieux) de nouveau qu’à la moitié de la tempête.

 

Lundi 20.

On a adopté une nouvelle technique. Celle de « je me lève le plus tard possible, je déjeune tard, et comme ça on ne fera qu’un repas, quand la radio sonnera ». On n’aura besoin de se lever que 2 fois dans toute la journée.

Une 2nde nouvelle technique : nettoyer toute la neige dans le refuge, ça fait du bien au moral et ça réchauffe. Il faudra tout recommencer au bout d’une heure mais au moins pendant ce temps ça ne ressemble pas à la tempête.

 

Ski de rando Mount Cook (51)

 

Guillaume attaque son 5ème livre.

16h40, je me lève pour la radio. Le DOC nous annonce encore une mauvaise nouvelle : vendredi tempête ! Ca fera 9 jours ! On en a marre.

On regarde bien le guide et la carte, analyse tout ce qu’on peut. On fait des plans, des calculs,… demain on part !!!

Puis on se rétracte. Ce n’est pas sage. On peut attendre, on a assez de bouffe. On avait prévu de rester jusqu’à lundi prochain. Mais on pensait skier un peu !

Mais au moment de se coucher « Il faut qu’on se casse d’ici ». Demain c’est le créneau. Il faut surtout dormir et on décidera demain matin. On se donne des points de repères qui nous aideront à décider si oui ou non on peut partir. Nos affaires sont prêtes.

On règle nos réveils à 6h.

Mardi 21.

6:00 le réveil sonne.  Je me lève vite, vais voir à la fenêtre si un départ serait possible aujourd’hui. Il y a beaucoup de vent mais on peut voir jusqu’au point de repère qu’on s’était donne la veille. On va y aller. On va mettre du temps pour descendre mais on ne peut plus rester ici.

Je mets la neige sur le feu, il faut un paquet d’eau aujourd’hui : les 2 Camel-back, le thermos, le thé du matin mais aussi de l’eau chaude pour nettoyer un peu les sceaux qu’on a utilise pour la vaisselle et ... comment dire, le pot de chambre. Il faut aussi re-re-re-re...peller devant la porte car le vent a soufflé et la neige s’accumule encore et encore devant l’entrée.

La préparation est longue, mais 2h30 plus tard, nos skis sont dehors, le refuge propre, et j’ai passé l’appel au DOC afin qu’ils soient au courant que l’on s’en va malgré la météo et qu’ils s’inquiètent de notre sort s’ils n’ont pas de nouvelles demain soir.

La partie la plus crevassée est au début, il y a une radio sur  notre chemin, 3h avant le parking. Je leur dis que je les appelle depuis cette radio.

Dès qu’on est dehors il faut s’économiser mais pas traîner car le vent est fort, le brouillard assez épais et aujourd’hui, on  a pas le droit d’être pas bien. On est encordé, on se donne des codes pour si on a besoin de parler a l’autre et c’est partit.

Guillaume est devant et moi je suis. Je passe exactement là où il est passé grâce à la corde. On ne voit pas grand chose. La descente qui est sensée être très bonne se fait en chasse neige. Le manque de visibilité fait que l’on pense que l’inclinaison de la pente est à gauche alors qu’elle est à droite. La pente facile d’il y a 5 jours nous semble tellement différente. On a beau avoir répété le parcours dans notre tête, on ne trouve plus nos points de repères.

 

Ski de rando Mount Cook (31)

                                            (C'est là qu'on doit passer mais en plein brouillard!!!) 

 

On avance, doit contourner des séracs, continue, une nouvelle bourrasque de vent arrive. En plus de ne rien voir à cause de la météo, tout ce froid gèle l’intérieur de nos masques.

Sur les parties plus plates il faut pousser et faire le canard, Guillaume donne son rythme et moi j’essais de suivre. Dur dur quand on y voit rien et qu’on a des gros sacs. Parfois la corde se tend vraiment et il me tracte. C’est bien pour moi mais ça va le fatiguer beaucoup plus.

On est à la moitié de la partie où on peut encore faire demi tour. Bientôt on arrive au point de non retour. Guillaume très prudent avance à deux à l’heure. On essaie de garder un rythme régulier mais par moment on a l’impression d’être à l’arrêt. Le vent souffle, et déplace la neige au sol mais a contre sens de nous. Je dois regarder si la corde avance pour savoir si moi aussi je dois avancer ou non. Le soleil montre son bout de nez de temps en temps. On en profite pour prendre de nouveaux points de repères. On avance avec les éclaircies.

Enfin, nous arrivons sur la partie plate du glacier, à la jonction avec Darwin Glacier. Il nous a fallut 1h30 pour une descente qui normalement se fait en 30 minutes !

Ca va être long mais on veut rester en sécurité.

La descente du Glacier Tasman est très réputée ici, des gens payent 500 euros la journée pour se faire déposer en hélico au sommet et skier 2 descentes. Ben en fait c’est tout plat.

Il a fallut qu’on pousse tout le long. Au moins j’ai eu une expérience en ski Jöring, avec Guillaume qui me tractait. J

Le vent souffle déjà moins fort. C’est par rafales, pas très longues et surtout qui n’obstruent pas toute la visibilité. On continue un peu puis, très rapidement il fait trop chaud. Il faut dire que je m’étais préparée à me cailler alors je me suis habillée comme jamais. Petit strip-tease sur le glacier et c’est repartit. En suivant la courbe du glacier, on trouve enfin une pente qui nous fait glisser. WAHOU!!! Enfin c’est un petit waouh car même si on glisse mieux, on ne dépasse pas la piste verte quand même.

Tout à coup, on arrive à la glace. Il y a tellement de neige que les crevasses sont bien recouvertes et donc bonne surprise, on peut garder les skis aux pieds. Ca gagne du temps et surtout, on n’a pas besoin de rajouter le poids des skis à celui du sac. Rappelons qu’on avait prévu de sortir du glacier au bout de 15 jours donc sans nourriture et que la, à cause du temps on fait la même fin, mais avec 7 jours de nourriture dans le dos. Et bien, ça fait encore lourd.

On avance délicatement et là, quel spectacle magnifique ! Un lapiaz géant de glace bleue ! Un bleu vif vraiment surprenant.

                                    Ski de rando Mount Cook (41)

                                    Ski de rando Mount Cook (43)

 

Très rapidement on arrive à la partie un peu moins amusante. Là où le glacier est recouvert de cailloux. Il faut se créer son propre chemin. Au bout d’un moment on se décide quand même à enlever les skis et utiliser les crampons. On en profite pour manger un bout.

“Un Mars et ça repart”. Les skis sur le sac ça fait vraiment plus lourd. Mais on peut se déplacer plus facilement dans cette partie. Le pas lourd, on s’enfonce, enfin Guillaume s’enfonce car il continue à faire la trace. Une heure après, les étendues de neige sont de plus en plus longues, je suggère alors de remettre les skis aux pieds, avec les peaux de phoques. On s’enfoncera moins. Et effectivement c’est bien mieux.

Ca nous semble bien moins long. (J’ai pas dit court, j’ai dis moins long!!!)

Pour sortir du glacier, il faut monter sur la moraine. On repère de loin, quel endroit semble le plus facile pour grimper, on se créer un passage entre les blocs. On enlève les skis et on grimpe droit dans la pente. Guillaume, toujours devant, fait la trace. Enfin dans cette montée je devrais plutôt dire qu’il creuse une tranchée. La neige est tellement profonde qu’il en a jusqu’aux hanches.

Tous ces efforts sont bien récompensés car il est 16h45 et on arrive pile poil sur le cabanon où se trouve la radio grâce à laquelle on doit dire qu’on est sain et sauf. Il existait un refuge avec WC et radio, mais la moraine s’est effondrée, et depuis ils ont laissés que les toilettes et la radio. C’est un condensé assez rigolo.

 

Ski de rando Mount Cook (46)

 

Par contre la radio ne marche pas ! Le DOC devra attendre demain pour avoir de nos nouvelles…

Nos esprits sont de plus en plus sereins. A partir de ce point là, nous devons suivre l’ancienne route et on arrivera au parking 2h plus tard.

Ben en fait, c’et plus compliqué que ce à quoi je m’attendais. Le chemin n’est pas évident du tout, serpente entre les rochers, nous fait descendre et remonter,... . Il y a des passages fléchés. On les suit et d’un seul coup plus rien. On continue ce qui nous semble au plus évident et on se retrouve dans des pentes qui pour sûr ne correspondent pas au chemin. On continue en essayant de remonter un peu. On reconnaît un endroit où on était venu en février. Mais on est du mauvais côté du mur de la moraine. Il faut donc remonter sur la crête et repasser de l’autre côté. Une fois arrivé en haut, on retrouve enfin la route. Ce coup ci, on y est. Enfin sur la route et depuis là, on avait mit 1h30.

Je regarde ma montre, si on met 1h30 on arrivera à 20h30 !

A partir de maintenant, quand on avance c’est un geste automatique. On est fatigué, on en a un peu marre et la nuit commence à tomber.

Un pied devant l’autre et c’est tout ce à quoi on pense.

L’avantage d’avoir eu 5 jours de tempête c’est qu’il a de la neige bas et qu’on a toujours les skis aux pieds. On reconnaît un peu les endroits où on est déjà passé mais impossible de se rappeler s’il reste 5 minutes ou une demie heure.

A 20h39, après 12 heures d’effort, enfin, on voit le parking et son abri.

Un soulagement se fait entendre dans nos deux voix.

On se change, déballe toutes nos affaires, Guillaume se faufile vite dans son duvet, un peu déshydraté. Je prépare une soupe et un thé. On n’a pas faim tellement on est fatigué.

Ce soir, on partage notre gîte avec des opossums qui sont curieux et jouent avec nos skis et crampons. Ils nous ont laissés de beaux petits souvenirs sur les tables et par terre. Heureusement qu’ils ne se sont pas lâchés sur nous !!!

 

Ski de rando Mount Cook (47)

 

Mercredi 22.

7h, on se réveil. La nuit a été plutôt agitée entre les bruits des opossums, des courants d’air et de la neige qui à minuit, avait recouvert le pied de mon duvet me forçant à changer de place. Le vent souffle, et le soleil brille. Quelle est cette météo ? Il était sensé faire horrible !

8h, je vois une voiture de control du DOC qui arrive sur le parking. Je cours vite au cas où elle reparte, je veux qu’elle nous reconduise au village. Depuis ici, il nous reste encore 15km avant d’arriver à notre Bogus.

Dave, le garde du DOC, venait en fait voir si on était dans l’abri car il était en charge de la radio la nuit dernière et n’a pas reçu notre appel. Un peu inquiet mais pas trop, il pensait qu’on était à la cabane et qu’on apprécierait de ne pas marcher ce matin. Et il a bien fait ! On reconditionne tout vite fait dans nos sacs, monte dans le 4x4 avec le sourire aux lèvres. Il nous dépose devant Bogus.

Nous repassons au DOC car il faut signaler notre retour et redonner la balise de secours qu’on avait loué.

Malgré les aléas de la météo, on gardera plein de souvenirs en tête.

 

Ski de rando Mount Cook (32) 

Ski de rando Mount Cook (33) 

 

Direction Tekapo, où il fait toujours beau, ou presque !

 

Ski de rando Mount Cook (50)

 

 [ Au final, on a tous les deux perdus 4kg et maintenant on se gave de produit frais (légumes, poisson).      J  ]

 

 

Par Hélène & Guillaume
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Vendredi 10 septembre 2010 5 10 /09 /Sep /2010 01:44

 

Salut à tous.

 

Un petit mot pour prévenir ceux qui s’inquiètent que tout va bien. Le tremblement de terre a été fort à Christchurch mais nous sommes à 3h de route de cette ville donc nous n’avons pas eu de dégâts matériels.

 

La journée a commencé à 4h22 du matin, quand soudainement le lit a bougé dans tous les sens. On se serait cru dans un manège de Disneyland. Sachant qu’il fallait qu’on se lève tôt pour aller skier, je pensais que c’était Stacey qui nous réveillait. Mais non, je ne l’ai pas vu au bord du lit, je suis sortie de la chambre et elle ne rigolait pas trop, elle a eu peur. On parle 5 minutes et retournons nous coucher. Guillaume réveillé par nos voix me demande « mais qu’est ce qu’il y a ? – Ben ya eu un tremblement de terre – Ah bon qu’il me dit en se rendormant ».

Bref, j’essaie de me rendormir à mon tour, et après une heure j’y arrive enfin. Quand le réveil sonne enfin, tout est au ralentit. Nous prenons du temps pour manger, pour se préparer, et pour enfin partir.

 

Aujourd’hui nous allons dans une nouvelle station : Fox Peak. Au sommet on  a les skis aux pieds et on voit la mer !!!

 (regardez bien au fond !!!)

Fow Peak (3)

 

Bogus nous conduit au bas de la montagne, où on s’arrête pour chausser les chaînes et on repart. Au bout de 300mètres un petit pont  annonce : « Uniquement pour les voitures ». Euh, ok alors on ne va pas tester !

On se gare et décidons de faire du stop. Stacey monte dans la première voiture et le conducteur de la seconde nous dit que Bogus peut passer sur le pont, il n’est pas trop gros. Alors nous décidons de monter avec Bogus.

On ne se laisse pas démonter, on remonte dedans, et c’est repartit vers la montagne.

La route est pire que toutes celles qu’on empruntées jusque là. C’est un chemin de ferme en montagne. Le 4x4 serait adapté.

 

Fow Peak

 

             Bref on y va, (toute façon on ne peut pas faire demi tour !!!) Guillaume gère bien et nous emmène jusqu’en haut.

 

Moi, je suis stressée. Un peu secouée par le tremblement de terre, et vraiment stressée par la route glacée.

 

Arrivés sur le parking, à midi, Stacey nous dit que la neige n’est pas si bonne et que ça ne vaut pas le coup de payer un forfait. L RRR

On décide de mettre les peaux de phoques et de monter au moins une fois.

 

Pour la descente, nous nous faisons conseiller par un habitué et à vrai dire c’est une bonne petite station. Nous empruntons une face peu skiée, cherchons la poudreuse.

Malheureusement à la descente, Guillaume se fait ralentir par des cailloux et tombe. Aïe.

Arrivés à la maison, il s’aperçoit que son genou est bien ouvert et a besoin de quelques jours pour cicatriser…

Le ski c’est râpé pour les prochains jours !

 

En repartant du parking on s’aperçoit qu’il n’y a plus d’essence dans Bogus. Espérons que nous arriverons à Fairlie... Tout se passe bien et Bogus est content.

 

Depuis cette journée, nous prenons du temps pour mettre des annonces sur Internet pour vendre Bogus et Stacey se fait peur en regardant les news et pense éventuellement partir en Australie.        

 

            Heureusement avant cette journée épique, nous avions bien profité de la neige et du soleil avec Allan à la station de Ohau. Il nous a fait découvrir les hors pistes sympa et les pentes avec la meilleure neige.

 

Ohau-copie-1     Ohau (4)-copie-1

 

Nous sommes en préparation de notre séjour en montagne.

Nous sommes allé à Mount cook Village pour parler aux guides. Nous allons devoir prendre un avion pour y aller. Il nous déposera sur le glacier. Ce qui nous permettra de ne porter les sacs plein de nourriture que pendant quelques heures au lieu de 2 fois 8h. Mon sac pèse 30kg et celui de Guillaume 35kg. Pour ce poids là, j’aurai pu prendre mes nièces dans mon sac !!! J

 

Mount Cook Village

 

            Cette journée à Mount Cook Village était très intéressante. Nous en avons profités pour regarder les films du planétarium (certains en 3D, d’où les lunettes) et visiter le musée sur Sir Edmund Hillary. Vous saviez que pour l’expédition de la première ascension du Mont Everest il leur a fallu 350 porteurs !!!

 

Mount Cook Village (3)

 

Les prochaines nouvelles seront certainement après notre séjour en montagne. Alors nous vous faisons de gros bisous.

 

Plus Novembre se rapproche, plus ça nous tarde de revoir vos bouilles…

 

 

 

Par Hélène & Guillaume
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Mardi 31 août 2010 2 31 /08 /Août /2010 01:08

 

Où reprendre nos aventures. Nous n’avons pas été très assidus pour nos devoirs.

Alors voyons voir : ski à Roundhill et leur super remonte pente,…

Alors, depuis nos frayeurs avec le « rope tow », j’ai découvert une nouvelle ballade du dimanche sur la péninsule du lac et nous avons augmenté de grade pour les stations de ski.

 

 

péninsule (2) 

Rappelons que dans le coin, il y a 3 stations majeurs : Roudhill, Mount Dobson et Ohau.

 

Nous avons profités de la neige fraîche et du soleil de la semaine dernière pour aller tracer à Mount Dobson. Tout était parfait jusqu’au moment où il a fallu mettre les chaînes. Enfin mettre les chaînes n’a pas été difficile car en connaisseur de plans foireux nous avions appris à les mettre avant d’être en situation réelle. Alors, pas de panique, nous glissons, Guillaume stoppe Bogus et reste avec les freins, Hélène saute dehors et enfile les petits chaussons de Bogus. Nikel. Mais là, impossible de redémarrer. « Ben qu’est ce que t’as Bogus ? Tu boudes ? » Pas moyen de lui faire entendre raison, il boude. Je vais donc chercher de l’aide auprès de la station. Nous ne sommes plus qu’à 1,5km du parking. Arrivée au sommet, la charmant manager me demande « vous bloquez la route ? Non ? Alors ça va attendre jusqu’à ce soir. » Mince alors j’aurai dû ‘omettre la vérité’ ! Alors je redescend en courant et Guillaume me voyant arrivée seule hallucine. Mais heureusement, notre sauveur arrive en 4x4 chaussé de chaînes à neige. Rien ne peut lui résister ! Il nous tracte jusqu’en haut et le charme de l’arrière train de la voiture à su redonner du punch à notre Bogus qui redémarre au quart de tour ! Il était juste en manque de chaleur mécanique. J

 

Arrivés au parking, on a 2 solutions : soit donner des sous à la charmante dame soit retourner d’où on vient. Et bien que nous n’avions pas trop envie d’enrichir la station, le soleil et la poudreuse ont gagné.

Hop, 10h15, sur les skis et c’est partit pour tracer partout.

Que du bonheur. Ca manque un peu de pente mais c’est pas grave.

Ce qui est rigolo ici c’est que il n’y a pas de jalon qui indique les pistes et il n’y a pas de plan papier à garder avec soi pour savoir où tu es. En même temps, c’est pas très grand. 2 remontées !

15h50 : gros brouillard.

15h55 : dernière descente ! « Suis le son du remonte pente pour descendre ».

15h58 : plus de bruit. Tout est déjà fermé. « Heu les gens ne nous oubliez pas quand même ! »

 

Le mardi suivant, Mickäel, le patron de l’auberge, nous demande avec son petit air coquin : « vous faîtes quelque chose cet après midi ? » alors on lui répond que non, rien de spécial, Guillaume travaille à 17h.

14h55 : « vous avez 5 minutes pour aller à l’aéroport de Tekapo. L’avion part à 15h ! »

Euh, ok, quel avion.

Et là, que du bonheur.

On appelle ça : ‘vol au dessus du paradis’.

 

vol au dessus du paradis (10)  vol au dessus du paradis (16)

 

On était 12 dans un petit coucou. Avec un pilote que tu te demandes s’il est en vacances scolaire tellement il semble jeune, un autre qui est dehors et qui pousse l’avion pour qu’il démarre….

 

 

vol au dessus du paradis (26)

 

 Mais tout va bien.  

50minutes au dessus des montagnes des Alpes Néo-Zélandaises. Exactement là où nous allons en Septembre en ski de randonnée. « Wahou, whaou !!! » C’était juste parfait.

On a tellement adoré qu’on a re-décoré Bogus.

 

 

vol au dessus du paradis (25)

 

         En plus vu qu’on est des « locaux » maintenant, on a payé 50 dollars par personne au lieu de 300 ! Et le mieux c’est que Mickael et Wilma nous l’ont remboursé car ils sont super contents du travail qu’on a fait dans l’hôtel. Elle est pas belle la vie à Tekapo ?

 

Vous vous rappelez de Jeremy et Louise ? Nous avions fait du wwoofing pour eux.

Et bien ils sont venus nous rendre visite mercredi et jeudi dernier.

Nous avion prévus d’aller skier avec eux cet hiver.

Nous avons donc essayé la dernière station du coin : Ohau et SON télésiège. On monte encore dans la gamme. J

Une seule remontée mais un énorme terrain de jeu. Dommage que c’était jour blanc et qu’on ne voyait rien ! Nous sommes donc restés que 3h, et sur une piste verte et une piste bleue !!!!

RRRRRR !!! Bon des fois on était sur des noires mais on le savait pas J.

Ce n’est pas grave, l’important c’était d’être tous ensemble. Demain nous irons à Mount Dobson.

Le lendemain, le soleil est éblouissant, la neige fraîche et poudreuse MAIS, il y a trop de vent donc la station est fermée !

RRRRRRRRRRRRRRRRRRR !!!!!!!!

Nous partons alors pour une petite randonnée du dimanche. Le soleil est toujours présent mais après 15 minutes c’est la pluie qui nous rejoint. L

 

On a vraiment la pouasse.

 

On ferait mieux de rester au lit à regarder des films. Et bien c’est chose faite. Après le départ de Jerémy et Louise nous avons rattrapé le temps perdu et avons passé l’après-midi devant des films. Ca fait bu bien des fois !

 

Nous avons presque fini de travailler. A l’auberge nous avons déjà rendu nos gants de ménage, et nous avons fait tellement d’heure que nous profitons quand même de l’hébergement gratuit pendant Septembre. Et au restaurant, Guillaume fini Mardi et moi Mercredi. Maintenant on va se reposer un peu car après avoir travailler 20h par semaine pendant 2 mois et demi ben faut bien prendre un peu de vacances quand même ! J

 

Nous avons prévus de partir pendant 15j en montagne dans la région du Mount Cook. Guillaume a déjà planifié notre itinéraire. Nous avons pu avoir une idée du trajet et des conditions lors de notre ‘vol au dessus du paradis’. Ca va être trop bien !

 

Par contre on a aussi comprit pourquoi tout le monde nous dit qu’il faut prendre un avion pour se faire déposer sur le glacier directement et ne pas essayer de l’atteindre en marchant. Avec le sac à dos, la nourriture pour 15j, les skis sur le sac, les chaussures de skis aux pieds, …… ça va être long, lourd et chiant car le premier jour on monte de 700m en 22 km sur les moraines et le glacier Tasman ! Plutôt plat quoi, et pour l’instant la neige est à 1300m et on part de 700m d’altitude...

Mais bon, est ce qu’une journée comme décrite ci-dessus vaut 300 euros ?

On ne sait pas encore. On est en négociation avec les compagnies d’héli-skis.

 

 

            On vous joint des photos  du Paradis pour vous montrer qu’on ne ment pas.

 

vol au dessus du paradis (22)  vol au dessus du paradis (4)

 

 

Gros bisous à tous.

A tout bientôt.

 

 

 

 

 

Par Hélène & Guillaume
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